La vie maritime de 2012: entre naufrages et épidémies

L’année 2012 fut riche en naufrages et incidents mais fut celle aussi du centenaire du naufrage du Titanic, anniversaire symbole pour tous les titanicophiles qui n’ont eu de cesse de suivre les évènements (télévisuels ou commémoratifs). Mais outre cet anniversaire, quelques naufrages ont fait la une des médias. Sans doute, vous vient-il à l’esprit, le Costa Concordia échoué sur les côtes italiennes de l’île de Giglio depuis la nuit du 13 janvier 2012. Parmi les autres navires qui ont connu des déboires, il y a le navire de la SNCM, le Napoléon Bonaparte, la réplique de la Bounty et enfin le Queen Mary 2, l’Oriana (de la P&O) ainsi que le Emerald Princess. Si les deux premiers ont été victimes de fortes tempêtes causées par l’ouragan Sandy, les derniers ont été le théâtre d’épidémies de gastro-entérites parmi les passagers à bord.

L’épisode du Costa Concordia

Toujours d’actualité, l’épave du navire de plus en plus rouillée, fait l’objet de toutes les polémiques depuis son naufrage. L’ouverture du procès du capitaine  Francesco Schettino en octobre dernier en Italie a fait la une des journaux. En plus de cela, les équipes de professionnels chargés d’enlever et de sécuriser l’épave ont rencontré des difficultés. Aux dernières nouvelles, les opérations seraient repoussées en juin 2013 pour une somme de 4 millions d’euros soient le prix de la construction du paquebot. La société de renflouage Titan rencontre en effet divers problèmes dût à la configuration géologique des côtes de l’île. Depuis son naufrage, l’île de Giglio rencontre un succès touristique grâce à l’épave. Les personnes y influent pour voir le navire avant son départ et photographient l’épave par curiosité depuis 2012.

Epave du Costa Concordia échouée depuis le 13 janvier 2012.

Épave du Costa Concordia échouée depuis le 13 janvier 2012.

La Bounty et Le Napoléon Bonaparte, « victimes » de l’ouragan Sandy

Situé dans deux ports différents et éloignés l’un de l’autre, la Bounty, reproduction du célébre navire et le Napoléon Bonaparte, ferry de la SNCM ont été victimes de l’ouragan Sandy. Le premier, qui avait servi pour le tournage du film « Les révoltés du Bounty » (1962), a dérivé des côtes pour s’en éloigner et se retrouver prisonnier des vagues de plus de 5 mètres dans des courants de 65 km/h. Même si la perte du navire n’est pas dramatique, deux personnes y ont perdu la vie dont le capitaine alors que le reste de l’équipe a pu embarqué dans deux canots. Le navire a été laissé depuis à l’abandon. Il s’agit de la « deuxième » perte de la Bounty. Le premier avait été brulé par les mutins sur une île pour échapper aux autorités britanniques le 28 avril 1789. Les îles de Pitcairn hébergent encore des descendants de ces hommes d’équipage.

La réplique du HMS Bounty durant son naufrage.

La réplique du HMS Bounty durant son naufrage.

Peu avant le 29 octobre 2012, le ferry français, le Napoléon Bonaparte dérive également la nuit du 26 ou 27 octobre. Ses amarres se rompent et le navire est emporté dans le port de Marseille. Dans sa dérive, il heurte un quai et prend l’eau inondant une partie des compartiments dont la salle des machines. Le navire a pu être rapatrié et est en ce moment en réparation avec le changement des moteurs. La remise en état reste néanmoins coûteuse pour la SNCM qui depuis fin janvier entame des accords avec les assurances et s’apprête à lancer des appels d’offres. L’estimation des réparations se chiffre entre 30 et 50 millions d’euros.

Des passagers « victimes » d’épidémie de gastro-entérites

Le Queen Mary 2 en pleine mer.

Le Queen Mary 2 en pleine mer.

Sujets épisodiques et anecdotiques, les épidémies de gastro-entérite ont été évoqués comme des évènements à l’occasion de croisières sur le Queen Mary 2, l’Oriana et le Emerald Princess en décembre dernier. De nombreux passagers se sont plaints des symptômes de l’épidémie les privant ainsi  d’une croisière agréable. On ne peut pas mentionner ces incidents comme des naufrages. Cependant, les compagnies maritimes ont ressenti des répercussions financières considérables en plus des procédures de nettoyage et de désinfection des navires. Les compagnies maritimes, Carnival et la P&O n’avaient pas prévu ces incidents viraux.

Tous ces naufrages et incidents ont pimenté la vie maritime de 2012. Espérons que l’année 2013 nous apporte son lot néanmoins sans naufrage tragique et mortel.

(Photos sous réserve de droit.)

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2 réflexions sur “La vie maritime de 2012: entre naufrages et épidémies

    • Je suis un peu partagé par les documents diffusés lors du centenaire du Titanic car certains étaient très bons et originaux et d’autres étaient des docu-fictions assez fades et surtout truffés d’erreurs. Je pense en autre à ce docu-fiction « Titanic: la véritable histoire » diffusé plusieurs fois sur France 4.

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