Une curieuse conférence Titanic/A 447

Il y a quelques semaines, le 12 décembre exactement se tenait une conférence organisée par l’institut océanographique de Paris à laquelle j’ai assisté avec d’autres passionnés et spécialistes du Titanic. Paul-Henri Nargeolet en était le principal invité et n’a pas hésité à donner de son temps aux personnes présentes dans la salle. Venu des États-Unis présenté les opérations de recherches de l’épave de l’avion A 447 (Crash du Vol Rio-Paris du 1er juin 2009) et de l’épave du Titanic, Paul-Henri a expliqué les moyens et les étapes mises en place pour la recherche de la localisation des deux épaves de ces deux modes transports modernes pour leurs époques.

Affiche officielle de la conférence

Affiche officielle de la conférence

Bien qu’une bonne partie de la conférence se focalisait sur le crash de l’avion A 447 et les opérations de récupération des boites noires, l’autre partie plus intéressante pour les titanicophiles évoquait le sauvetage des objets du Titanic. Paul-Henri a rappelé l’importance des moyens scientifiques mis en œuvre et qui ont également servi pour l’épave de l’A447 lors de la dernière expédition de 2010 sur le Titanic. Il a aussi fait le point sur le but de cette dernière mission menée sur l’épave en soulignant la nouveauté de la mission  de la RMST: cartographier en 3D le site de l’épave avant que celle-ci ne s’effondre sur elle-même dans quelques décennies voir quelques années. Toujours lors de cette expédition, les observations ont permis de mieux comprendre comment le Titanic s’est brisé en deux et de quelles manières la poupe et la proue ont percuté le sol océanique. En quelques mots, la proue en descendant vers les profondeurs s’est stabilisée à une vitesse alors que la poupe implosant en s’enfonçant dans l’océan a tourné sur elle-même avant de percuter le sol en arrachant au passage deux hélices. La proue en se posant violemment sur le sol océanique s’est enfoncée de 17 à 20 mètres dans les sédiments cachant une partie des dégâts causés par l’iceberg. Les équipes de recherches ont mené sur le site du naufrage une véritable enquête scientifique sur le déroulement de la nuit de l’incident à partir de l’épave.

Modélisation de la proue du Titanic en 3D.

Modélisation de la proue du Titanic en 3D.

Dernier point sur lequel Paul-Henri Nargeolet a répondu brièvement à la fin de la conférence: la vente de la collection incluant les droits d’exploitation sur l’épave (ce qui implique la vente totale de la société de la RMS Titanic Inc. en d’autres termes). La société Premier Exhibition qui ne souhaitait plus être propriétaire de la collection à souhaiter vendre la collection en ayant la contrainte d’être sous le contrôle de la Cour Fédérale de Norfolk. Des acheteurs venant des États-Unis (en outre le musée de Branson appartenant à John Joslyn, ami de George Tulloch et co-associé de la RMST) mais aussi d’Arabie Saoudite se sont manifestés en attendant la réponse définitive. Nargeolet est resté très vague sur le futur de la collection tout en rassurant sur la conservation des objets en un seul et unique groupement.

Si vous désirez avoir un récit plus détaillé sur la conférence, cliquez ici .

(Modélisation et affiche sous réserve de droit.)

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