21 novembre 2012: anniversaire du naufrage du Britannic

La semaine dernière, 96 ans plus tôt, le HMHS Britannic ou ex-RMS Gigantic coulait dans les eaux méditerranéennes de la Grèce. Un petit post pour commémorer le naufrage était donc indispensable pour rendre hommage au dernier navire de la classe Olympic et à ses trente victimes.

Les trois paquebots de la classe Olympic: le RMS Olympic, le RMS Titanic et le RMS Gigantic (HMHS Britannic).

Oublié depuis des décennies, le Britannic malgré sa courte mission militaire a accompli un rôle important dans la guerre de Galipoli. Réquisitionné par la Royal Navy, le Britannic encore en cale dans les chantiers Harland and Wolff, n’aura pas le temps d’être équipé de ses somptueuses décorations. Néanmoins, sa taille et son élégance le distingue des autres navires et pallie à quelques « défauts » tel sa capacité de place, inférieure à celle de son rival, le HMHS Aquitania, le petit dernier de la classe du Lusitania et du Mauretania. Malgré sa parenté avec le Titanic, les personnels de l’armée et de son corps médical ne craignent pas pour leur sécurité car depuis le naufrage de son sister-ship, le Titanic, le Britannic a été modifié et mis aux normes déterminées par la convention de la SOLAS adoptée en 1914. A titre d’illustration, le Britannic est équipé de 58 canots et possède 6 compartiments étanches à l’inverse des 20 canots et des 5 compartiments du Titanic.

Capitaine Charles Alfred Bartlett surnommé « Iceberg Charlie ».

Le 21 novembre 1916, dans les eaux grecques de la mer Egée, le Capitaine Charles Bartlettsurnommé « Iceberg Charlie », inspecte son navire alors que le personnel hospitalier et militaire prend leur petit déjeuner avant de s’affairer à préparer l’arrivée des soldats blessés. A 8h, une mine touche le côté tribord de la proue du Britannic et une détonation se fait sentir. Les passagers du Britannic, à contrairement à ceux du Titanic s’avance vers les canots. En moins de temps que son frère jumeau, le navire-hôpital coule en 55 minutes en laissant derrière lui 30 hommes morts « broyés » par les hélices encore en marche. Le capitaine Bartlett laissera le navire coulé. 96 ans après le naufrage, l’épave du navire découverte en 1976, rachetée en 1977 puis en 1996 par son actuel propriétaire, Simon Mills est devenue un écosystème pour la faune et flore. L’hypothèse d’un musée avait été également envisagée un musée sous-marin par Robert Ballard dans les années 2000 mais le projet n’a jamais abouti. Récemment cette année, une exploration a été organisée pour réévaluer l’état de l’épave encore bien conservée malgré son vieil âge. Au final, la commémoration de ce naufrage à 4 ans de son centenaire ne doit pas être oublié et des passionnés sur les réseaux sociaux qui perpétue le souvenir du Britannic dans la mémoire historique maritime.

(Photo et illustration sous réserve de droits).

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