L’épave du Titanic protégée par l’UNESCO

L’épave du Titanic est à l’honneur en ce moment et presque tout le monde y voit le dernier vestige du géant des mers, véritable paquebot « insubmersible » en 1912. Après la consécration et la reconnaissance de l’épave en tant que mémorial maritime international par une loi américaine du 21 octobre 1986 et une Convention internationale [Titanic Agreement] de 2003, l’UNESCO reconnait enfin une protection à l’épave 100 ans après son naufrage.

Quartiers du capitaine Smith de plus en plus détériorés par les bactéries sous-marine baptisées holomonas Titanicae.

En effet, l’agence culturelle des Nations Unies, l’UNESCO a reconnu la nécessité d’une protection de l’épave avec l’application effective de la Convention sur la protection du patrimoine culturel sous-marin de 2001. Si la NOAA [National Oceanic and Atmospheric Administration], ministère américain qui s’occupe de la protection et de l’organisation des expéditions avec la RMST, incorporait déjà dans son corpus de textes législatif et officiels la Convention de l’UNESCO; une question peut se poser dès lors. Pourquoi avoir attendu 26 ans après la découverte de l’épave pour reconnaître une protection internationale aux vestiges du Titanic? La réponse bien que mystérieuse sur certains points veut que pour que la Convention s’applique aux épaves, patrimoine subaquatique, il faut que le naufrage soit centenaire. Même si le cas du Titanic est a part des autres paquebots naufragés, il pouvait y avoir une exception face à la détérioration rapide de l’épave depuis 20 ans avec l’exploitation presque annuelle de l’épave dès 1994, année ou la RMS Titanic Inc. (RMST) est devenue « sauveur-en-possession » (ou salvor in possession). Cependant l’UNESCO aura attendu 26 ans après la découverte de l’épave.

Seul vestige de la passerelle.

Autre question qui peut également se poser face à une si longue attente de la part de l’UNESCO: a quoi peut servir cette protection sous la Convention de la protection du patrimoine culturel subaquatique? En théorie, une protection est reconnue à l’épave et fait de cette dernière, un héritage culturel subaquatique pour les futures générations. Cette nouvelle reconnaisse culturelle s’ajoute aux valeurs historiques et scientifiques déjà reconnues par une partie du droit international encore inapplicable puisque que le « Titanic Agreement » ne peut s’appliquer faute d’absence de ratification de trois États sur les quatre pays signataires et membres de la Convention qui reconnait une protection de l’épave et organise les procédures des expéditions sur l’épave. Cette convention découle de l’initiative du parlementaire Walter Jones, Robert Ballard et de Lowell Weicker, sénateur, qui ont permit l’adoption d’une loi américaine en 1986. Cette loi qui reconnait l’épave comme « mémorial maritime pour ceux qui ont péri a bord du Titanic« , préconise la création d’une Convention internationale pour une meilleur protection de l’épave. La reconnaissance de la protection du Titanic par l’UNESCO symbolise ainsi une avancée dans la préservation de l’épave qui année après année doit faire face à la cupidité de certains « visiteurs » appâtés par le « trésor du Titanic » d’autant plus que la RMST renoncera définitivement à ses droits de propriétés et d’exploitation sur la collection et l’épave lors de la vente aux enchères du 11 avril prochain à New-York.

(photos sous réserve de droit)

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