Paul-Henry Nargeolet au coeur d’une enquête sur les causes du naufrage du Titanic

Ce mois d’avril est annonciateur de diffusion de documentaires dédié au Titanic. Après Thalassa, Arte, chaine franco-allemande, a choisi un documentaire inédit ou nous pouvons retrouver Paul-Henri Nargeolet qui se rend dans des endroits lié au Titanic. En débutant des États-Unis par New-York puis par le Canada à Terre-Neuve pour finir en Europe à Belfast (Irlande du Nord), le scientifique français s’entretient avec des historiens (Charlie Haas et John Eaton) ou encore des scientifiques tel que des chercheurs spécialisés sur l’étude des iceberg (Chris Hurn) ou de l’ingénierie navale (Richard Woytowich ou Jennifer Hooper McCarty) pour comprendre les raisons du naufrage du Titanic. Tout au long de son enquête, Paul-Henri a l’aide de sa tablette numérique s’aident de documents comme le rapport d’enquête final de la commission américaine ou de schémas divers. Le documentaire s’attache à reconstituer le scénario final du naufrage en essayant de préciser les causes qui ont bien pu provoquées la fin d’un paquebot promu à une carrière glorieuse. En faisant un tour du monde des lieux symboliques du Titanic, voici quelque uns des faits marquants du documentaire.

Iceberg photographié quelques jours après le naufrage. Il y a quelques traces de peintures présentes sur l'iceberg.

Greenwich et New-York (États-Unis)

A travers ses deux destinations ou Paul-Henri part en premier, un lien s’établi entre les causes dégagées du rapport d’enquête de la commission d’enquête avec de nombreux points rediscutés tout au long du documentaire. Parmi ces points nous retrouvons la théorie des rivets ou encore la question du pourquoi et comment des causes de la cassure du paquebot entre la troisième et quatrième cheminée. Dans le documentaire, le comité d’expertise annuel dont Paul-Henri fait parti avec Jennifer Hooper MacCarty et Richard Woytowich, les scientifiques discutent des différentes théories et notamment de la théorie de la cassure vers le bas, en d’autres termes sur le point faible du double fond de la coque. Cette théorie ne manque pas de faire réagir les différents spécialistes depuis la découverte d’une pièce appartenant au double fond de la coque par les plongeurs Richie Kolher et John Chatterton en 2005. Un documentaire et un livre, Titanic’s Last Secret ont d’ailleurs suivi après cette expédition. L’épave du Titanic reste le témoin direct de la scène du naufrage. Trois expéditions clés sont également citées. L’expédition 1996 ou la proue enfoncée dans 15 à 17 mètres  de boue a pu faire l’objet d’une radiographie et ou une longue brèche n’y a pas été décelée mais seulement 6 petites entailles éparpillées y ont été constatées. Ces dernières ont causé beaucoup de dégâts. L’expédition de 1998 est également mentionnée pour la remontée de la « big piece » pesant entre 17 et 20 tonnes et enfin l’expédition de 2004 est mentionnée pour les stigmates de la cassure encore visibles sur la proue.

La station de Cap Race est l'une des premières à avoir reçue les CQD et SOS du Titanic.

Saint Jean de Terre Neuve  et Cap Race (Canada)

Parti à la rencontre du géologue, Chris Hurn, Paul-Henri essai de comprendre quels dégâts ont pu être infligés réellement à la coque du Titanic lors de sa collision avec l’iceberg. Les deux scientifiques s’approchent d’icebergs à la dérive et s’intéressent ainsi à la composition et aux propriétés des glaces des icebergs. Chris Hurn utilise tous les qualificatifs pour en arriver à la conclusion suivante. La glace des icebergs est tranchante plus qu’on le pense, d’autant plus que l’iceberg coupable faisait plusieurs fois la taille du Titanic et  ce dernier ne pouvait pas s’en sortir face à ce monstre de glace à la vitesse ou le paquebot naviguait. Autre intervenant au Canada, le petit neveu du radiotélégraphiste qui a reçu les appels de détresse du Titanic. David Myrick nous raconte le récit de son oncle qui lorsqu’il avait 14 ans a attendu les CQD et SOS (mentionnés deux fois de suite). Ce récit plein de soudaineté montre l’improbabilité du naufrage du Titanic.

Docks ou le Titanic a été armé pour sa carrière.

Belfast (Irlande du Nord)

Autre destination inévitable pour Paul-Henri, Belfast a vu naître et les ouvriers de la ville ont œuvré à la construction du géant qui comportait plus de de 2000 plaques d’acier et 3 millions de rivets. Parti à la rencontre d’un ancien chef de bureau des Études d’Harland and Wolff, poste similaire à celui qu’occupait Thomas Andrews, notre enquêteur interroge, David Linvingston, sur une possible négligence de qualité des rivets du Titanic mais très vite cette théorie est vite écartée en raison des moyens financiers sans limite engagés pour la construction du paquebot d’autant plus que l’ingénieur confirme la souplesse de l’acier utilisé pour le Titanic. La grève de 1910 qui a causé une pénurie de fer est aussi évoqué mais ne donne pas lieu à une réponse concrète de la part de l’ingénieur. D’ailleurs, la coque fait toujours l’objet d’interrogations puisque Richard Woytowich lance une théorie au début du documentaire, à savoir la faiblesse des doubles séries de rivets par rapport aux plaques d’acier renforcées par des triples rangée de rivets. Cette théorie reste encore mystérieuse et sans réponse. Toutes les théories évoquées sont encore bien loin d’être confirmées ou infirmées.

En définitif, ce documentaire est une invitation à se plonger au cœur des théories mystérieuses en suivant Paul-Henri Nargeolet, scientifique français émérite qui est un des plus proche de l’épave du Titanic et de ses objets.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s