Des français à l’honneur

En tant qu’admiratrice de Robert Ballard qu’au même titre du commandant Cousteau qui a découvert bon nombre d’épaves à  travers les océans du monde entier,il faut faire preuve de lucidité. Sans l’aide française, Robert Ballard n’aurait pas pu découvrir le Titanic. Cette  article ouvre une nouvelle fenêtre et dimension sur le rôle des français dans la découverte de l’épave du Titanic. A titre de comparaison, je pourrais mentionné la découverte du sister-ship du Titanic, le HMHS Britannic par l’équipe de la Calypso dirigée par le plus célèbre des explorateurs français, le commandant Cousteau. Serait-ce un hasard ou une coïncidence que les frères déchus de la classe Olympic ait été retrouvés par des équipes françaises? Ces découvertes sont plus le fruit d’un hasard. La découverte du Titanic n’est pas le seul fruit des recherches de Robert Ballard et par conséquent il ne pourra jamais réellement s’approprier cette découverte. Mais laissons ces questions pour se pencher sur les protagonistes français présents lors de la découverte du Titanic et lors des expéditions  suivantes. Trois hommes et voir même plus ont été des héros. L’IFREMER, institue français créé dans les années 1980  (auparavant, il s’agissait du CNEXO et de l’ISTPM qui ont fusionné en 1984) a donné les moyens à la France de s’illustrer dans un rôle indéniable dans la protection de l’épave.

Une technologie et des effectifs au service de la recherche du Titanic.

Le plus célèbre des sous-marin, le Nautile a été sans conteste un élément clé de la découverte de l’épave du paquebot centenaire. Accompagné du SAR (sonar ultra perfectionné) qui a ratissé les sols océaniques boueux de l’Atlantique, le Nautile a permis de descendre voir l’épave de nombreuses fois. De 1985 jusqu’à la dernière mission de l’IFREMER, le Nautile s’est posé et a exploré le Titanic. Le sous-marin a eu de nombreux pilotes à ses commandes. On peut citer en autre Paul-Henri Nargeolet, scientifique chevronné qui s’occupe toujours de la collection des objets du Titanic. Mais le Nautile n’est pas seulement la seule prouesse française. Le Sûroit commandé pendant des années par Joseph Coic ou encore l’Abeille Supporter ou le Nadir sont des navires scientifiques qui ont également permis les expéditions. Souvent accompagné d’un équipage français en majorité (et entouré d’équipes américaines), les navires français ont été le théâtre de joies comme par exemple lors de la première expédition conjointe entre la Titanic Ventures et l’IFREMER en 1987 ou les premiers objets du Titanic ont été remontés à la surface depuis 75 ans.

Des scientifiques français souvent à l’origine de découvertes extraordinaires.

Lorsqu’on évoque la découverte du Titanic, on pense souvent à Robert Ballard est celui qui a découvert l’épave mais on oublie qu’il n’était pas seul. Jean-Louis Michel était présent et a été le premier des deux a distingué une des 29 chaudières du Titanic grâce a ses trois foyers, particuliers aux paquebots de la classe Olympic. Dans les faits, Robert Ballard n’a été que prévenu vers 00h48. De fait, Robert Ballard n’a pas été le « découvreur » de l’épave du Titanic même s’il était associé avec Jean-Louis Michel. Oublié avec le temps, ce détail a conduit a une erreur « historique » qui est de dire que seul Ballard est a l’origine de la découverte de l’épave. Autres héros des missions franco-américaines, les différents équipages français qui s’occupaient de l’organisation des expéditions et notamment de la vie sur les navires (maintenance, réparations techniques des sous-marins…). Parmi ces hommes d’équipage, on peut citer Joseph Coic qui a participé a beaucoup de missions et garde beaucoup de souvenir de ses expéditions qu’il confesse dans un livre sorti en 2009. Aujourd’hui à la retraite, il reste toujours actif en organisant diverses conférences en Bretagne et un peu partout sur le monde marin. Autre grand héros français cette fois toujours actif, Paul-Henri Nargeolet. Ce scientifique qui a acquis une renommé reste toujours très proche de la RMST et s’occupe toujours du Titanic. Joseph Coic et Paul-Henri Nargeolet  ont été d’ailleurs des membres de l’association française du Titanic (AFT), association qui comme l’indique son nom s’occupe de préserver la mémoire des français du Titanic et celle du paquebot et de ce qui l’entoure. Quelque soit les avis divergents des pro ou anti Robert Ballard, un fait ne peut pas être contesté: les français ont leur part d’importance et sont l’un des éléments moteurs qui ont permis la recherche scientifique sur l’épave du Titanic, tout comme les américains ont aussi un rôle important dans les recherches scientifiques (loi de protection de l’épave, financements de recherches et la RMST).

(Photos sous réserve de droit)

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