L’épave du Titanic: une découverte américaine mais aussi française

La découverte du Titanic a toujours été un des seuls succès mis en lumière de Robert Ballard. Néanmoins, l’explorateur et l’océanographe n’a pas localisé seul l’épave et sans l’intervention d’une équipe derrière lui se relayant  pour scruter les fonds boueux et abyssales de l’Atlantique, Robert Ballard n’aurait jamais trouvé l’épave la plus légendaire de l’histoire. Le travail de l’équipe franco-américaine de l’expédition de 1985 résulte d’une collaboration de deux amis de longue date qui ont nourrit un rêve en commun: rechercher l’épave du Titanic. L’aventure débute en 1982 lorsque Robert Ballard alors à peine remis de l’échec de son expédition de 1977, décide de trouver des financements pour organiser une nouvelle expédition. L’océanographe s’adresse a de multiples organismes et en dernier recours propose sa technologie à l’US Navy en échange d’une aide pour localiser l’épave du Géant des mers. Cette épisode de la pré-expédition est bien expliqué dans un documentaire récemment rediffusé à la télévision et disponible en DVD.

Robert Ballard sait également que la France possède une technologie sous-marine de pointe. L’IFREMER ou d’illustres scientifiques y travaillent pour permettre l’amélioration des sous-marins et autres technologies qui permettent de cartographier les fonds océaniques et approfondir la recherche sous-marine. Jean-Louis Michel, Paul-Henri Nargeolet tout comme Joseph Coic, commandant font partis de cette institution de recherche brillante. Robert Ballard s’adresse à l’IFREMER pour avoir toutes ses chances face à son enemi, le texan et homme d’affaire, Jack Grimm.  De cette collaboration va naître un travail de recherche minutieuse à l’aide du sonar français SAR et du Nautile, sous-marin qu’on ne présente plus maintenant. Chacun des scientifiques français s’illustrent à  sa manière dans l’histoire de la vie de l’épave du Titanic. Jean-Louis Michel, responsable de l’équipe française est le premier à découvrir la chaudière du Titanic qui mènera à l’épave du mastodonte légendaire. Ainsi à 00h48, heure du site du naufrage, le Titanic refait « surface » de l’histoire. Cette découverte n’aurait jamais été possible sans le soutien des membres des équipes française et américaine dont Joseph Coic était le commandant du navire français, Le Suroît. Après la découverte du Titanic, Jean-Louis Michel est éclipsé par Robert Ballard qui deviendra un explorateur de référence avec ses nombreuses explorations de navire abandonnés par la suite. Michel quand à lui reprend sa vie normale de scientifique et parle encore aujourd’hui de cette merveilleuse découverte comme l’un des plus beaux moments de sa carrière.

Joseph Coic a livré son expérience dans ce livre.

Cependant l’expédition de 1985 et les quelques différends survenus peu après entre Ballard et Michel ne stoppent pas la collaboration franco-américaine. En 1987, Paul-Henri Nargeolet, pilote du Nautile représente la digne collaboration franco-américaine en plus d’un équipage français dont la majorité est d’origine bretonne. L’Abeille Supporter et le Nadir, tous deux navires de recherche français ont été également choisis pour mener cette mission qui marque le début de la récupération des objets. De plus, la Taurus internationale, organisme français finance avec l’aide des américains cette expédition qui est suivie par les médias français comme la radio Europe 1. La journaliste Brigitte Renaldi suit jour après jour l’évolution de la mission et les remontés des objets repêchés des fonds marins. Elle racontera son aventure dans un livre quelques années plus tard, intitulé « Mémoire du Titanic ». De 1987 jusqu’a l’expédition de 1998, l’IFREMER participera aux expéditions organisées par la RMST. Manque de financement, elle abandonnera les expéditions après sur le site du naufrage. Néanmoins, Paul-Henri Nargeolet reste encore proche de la RMST  malgré la future vente aux enchères d’avril prochain.

(photos et vidéo sous réserve de droit).

Brigitte Renaldi, journaliste, a eu la chance de vivre l'expédition de 1987 comme un souvenir mémorable.

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3 réflexions sur “L’épave du Titanic: une découverte américaine mais aussi française

  1. Très intéressant cet article. On imagine à quel point la découverte de la chaudière du Titanic a dû être émouvante !

  2. Ils doivent être beaucoup ému a chaque découverte qu’ ils font sur l’ épave du Titanic je pense car il ne faut quand même pas oublier toute les personnes qui ont péri dans le naufrage du Titanic. Moi si je plonger sur l’ épave du Titanic je serais moi même très boulverser.

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